Le Mans Classic Legend 2026 - Les courses support et les parades
Il existe une étrange frontière dans le monde des automobiles classiques : un jour, une voiture de course est jugée trop récente pour entrer dans la légende ; le lendemain, elle devient un véritable monument du patrimoine automobile. Après avoir consacré pendant plus de vingt ans ses événements aux voitures ayant participé aux 24 Heures du Mans jusqu'en 1981, Peter Auto ouvre un nouveau chapitre avec un rendez-vous annuel dont les éditions alterneront entre périodes classique et moderne. Cette première édition est ainsi consacrée aux « Legend », ces machines ayant couru entre 1972 et 2020.
Après un premier reportage consacré aux plateaux principaux, place désormais aux courses supports et aux parades qui ont largement contribué à la richesse de cette première édition. Plus variées, plus accessibles et parfois surprenantes, elles racontent elles aussi une autre partie de l'histoire automobile.
Contemporaines il y a encore peu, historiques aujourd'hui, ces machines découvrent pour certaines le circuit des 24 Heures du Mans. Nouvel événement, nouvelle identité, nouveaux plateaux.
Après un premier reportage consacré aux plateaux principaux, place désormais aux courses supports et aux parades qui ont largement contribué à la richesse de cette première édition. Plus variées, plus accessibles et parfois surprenantes, elles racontent elles aussi une autre partie de l'histoire automobile.
Contemporaines il y a encore peu, historiques aujourd'hui, ces machines découvrent pour certaines le circuit des 24 Heures du Mans. Nouvel événement, nouvelle identité, nouveaux plateaux.
Global Reunion Porsche 917 Celebration - Sublime, fantastique, exceptionnel...
Commençons avec l'exposition phare de cette édition : Global Réunion, en partenariat avec Peter Auto, a réuni un plateau exceptionnel de Porsche 917. De la Langheck à la Kurzheck, en passant par ses ancêtres et ses châssis rendus célèbres par le cinéma, c'est une véritable plongée dans l'âge d'or de l'endurance qui nous était proposée.
Cerise sur le gâteau, ces machines ont également retrouvé la piste à plusieurs reprises lors de tours de parade, offrant aux spectateurs le privilège rare d'entendre à nouveau ces légendes du Mans en mouvement. Le fan de 917 que je suis est comblé !
Cerise sur le gâteau, ces machines ont également retrouvé la piste à plusieurs reprises lors de tours de parade, offrant aux spectateurs le privilège rare d'entendre à nouveau ces légendes du Mans en mouvement. Le fan de 917 que je suis est comblé !
En pré-grille, impossible de ne pas s'émerveiller devant cet alignement : des mythiques Gulf et Salzburg aux célèbres livrées psychédéliques, les Porsche 917 les plus iconiques étaient réunies au même endroit.
Entre le châssis 5LT, ex-David Piper, et la 917-043 « Longue Queue », un exemplaire nous était déjà familier : la 917-031/026, aperçue auparavant à Rétromobile. Avec son mythique numéro 22, elle est entrée dans la culture populaire en incarnant, dans le film Le Mans de Steve McQueen, la voiture victorieuse de l'épreuve.
Porsche Classic Cup - Nostalgie, es-tu là ?
Restons dans la marque au cheval cabré de Stuttgart avec la Porsche Classic Cup, véritable ode à ces voitures qui, depuis des décennies, redéfinissent les standards des courses monomarques. De la 964 à la 996, en passant par les 944 Turbo Cup, les plateaux offraient un mélange aussi coloré que varié, sans jamais manquer de spectacle en piste.
GT3 Revival Series - la bagarre !
D'ailleurs, pour le spectacle, c'est surtout sur le GT3 Revival qu'il fallait compter ! Ce plateau, intégré à un championnat à part entière sous l'impulsion de SRO, organisateur des 24 Heures de Spa et du GT World Challenge, réunit une impressionnante diversité de GT3 des années 2010. Moteurs hurlants, livrées criardes et pilotes insatiables : tous les ingrédients sont réunis pour offrir des courses particulièrement animées.
Bien que les GT3 n'aient officiellement découvert les 24 Heures du Mans qu'en 2024, le grand circuit semble leur convenir à merveille !
Bien que les GT3 n'aient officiellement découvert les 24 Heures du Mans qu'en 2024, le grand circuit semble leur convenir à merveille !
Quoi de mieux qu'une séance d'essais au coucher du soleil, en plein milieu de la ligne droite reliant Mulsanne à Arnage, frôlé par le hurlement des Flat-6, V8, V10 et V12 ?
Avec 41 voitures en piste, le spectacle s'est poursuivi tout au long du week-end lors des deux courses de 50 minutes. Quel plaisir de revoir les premières générations d'Audi R8 LMS, dont certaines arborent encore leur authentique livrée d'époque...
N'oublions pas, ce plateau fait partie d'un championnat, avec un classement à la clé et une réelle dimension compétitive. Je peux vous dire que les arrêts aux stands, obligatoires dans le cadre du changement de pilote imposé, sont très mouvementés !
HSR NASCAR Classic by Goodyear - Le débarquement
Je vous propose désormais mon plateau support favori de cette édition : le NASCAR Classic. Si l'automobile coule dans vos veines, cette discipline ne vous est sûrement pas inconnue. Depuis 1948, la National Association for Stock Car Auto Racing fait partie intégrante de la culture automobile américaine, grâce à ses machines spectaculaires, ses vitesses impressionnantes et ses courses disputées au cœur des mythiques circuits ovales.
Pour célébrer les 50 ans de la première apparition d'une NASCAR aux 24 Heures du Mans, HSR et Goodyear avaient réuni un plateau exceptionnel de plus de 30 voitures couvrant plusieurs décennies de la discipline.
Mais au Mans, les NASCAR ne se contentent pas de tourner à gauche ! Contre toute attente, ces monstres américains se montrent particulièrement à l'aise sur le grand circuit de la Sarthe, certains exemplaires ayant même été mesurés à plus de 300 km/h dans la ligne droite des Hunaudières...
Pour célébrer les 50 ans de la première apparition d'une NASCAR aux 24 Heures du Mans, HSR et Goodyear avaient réuni un plateau exceptionnel de plus de 30 voitures couvrant plusieurs décennies de la discipline.
Mais au Mans, les NASCAR ne se contentent pas de tourner à gauche ! Contre toute attente, ces monstres américains se montrent particulièrement à l'aise sur le grand circuit de la Sarthe, certains exemplaires ayant même été mesurés à plus de 300 km/h dans la ligne droite des Hunaudières...
C'est d'ailleurs au début de cette ligne droite que je me positionne pour la première séance d'essais du week-end, à la recherche du cliché parfait et du frisson des passages répétés. Voir ces monstres américains fouler la piste du Mans a quelque chose de presque irréel : une discipline née sur les plages de Daytona, dont la première chicane des Hunaudières porte le nom, vient aujourd'hui faire résonner ses V8 sur le circuit de la Sarthe !
Cerise sur le gâteau, deux exemplaires des Truck Series étaient également présents : des châssis tubulaires habillés en Chevrolet Silverado, aussi étonnants qu'impressionnants à voir évoluer à des vitesses démesurées. Le soleil décline lors de la seconde séance d'essais, mais il faut faire vite : sur ces machines américaines, les phares ne font visiblement pas partie de l'équipement de série !
Terminons ce superbe plateau avec une petite anecdote : les deux courses du week-end étaient initialement prévues sur une durée de 35 minutes. Mais les consommations gargantuesques de ces V8 américains dans les longues lignes droites du circuit ont rapidement changé la donne. Lors de la première épreuve, près de dix concurrents se sont ainsi retrouvés à court de carburant à moins de cinq minutes du drapeau à damiers ! Un moment aussi inattendu que cocasse, qui sera évité le lendemain avec une solution finalement toute simple : réduire légèrement la durée de la course.
Little Big Le Mans : un peu de légèreté...
Le Mans Classic, c'est aussi un moment de légèreté absolue, où chacun retombe en enfance. Le samedi, juste avant la course d'ouverture de l'événement, 51 jeunes équipages âgés de 7 à 12 ans prennent la piste au volant de versions miniatures des voitures ayant marqué l'histoire des 24 Heures du Mans. Pré-grille en épi, départ façon Le Mans et parade jusqu'à la passerelle Goodyear : ici, toute notion de compétition est mise de côté pour laisser place au plaisir, aux sourires et à cette innocence enfantine portée par les encouragements des spectateurs. Les voitures deviennent historiques, mais la passion, elle, se transmet dès le plus jeune âge.
Les parades - et si c'était là, l'essence de l'édition Legend ?
Outre les nombreuses courses du week-end, de multiples parades étaient également organisées dans le cadre de l'événement. Des rassemblements de grande qualité qui, avec quelques ajustements, pourraient bien contribuer à l'affirmation de l'identité de cette édition Legend. Commençons avec celle consacrée à Gordon Murray Automotive, véritable pont entre passé et avenir : on y retrouvait aussi bien la toute nouvelle Le Mans GTR, présentée pour la première fois en roulage public, que des McLaren F1 GTR et même de véritables Formule 1 !
Autre parade, autre exemple : le M24, tout fraîchement inauguré, a lui aussi fait de la diversité son essence. En quelques minutes de roulage, on pouvait ainsi passer d'une Formule 1 à une Ford GT40, d'une Porsche 917 à une 935, sans oublier quelques machines d'avant-guerre. Une véritable traversée de l'histoire automobile !
Du côté des constructeurs, Le Mans Classic Legend représentait une occasion idéale de mettre en valeur leur patrimoine. Porsche Classic proposait une rétrospective haute en couleurs retraçant plusieurs décennies de sport automobile, tandis que BMW réunissait toutes les générations de M3, ouvrant un impressionnant convoi d'une centaine de voitures. Une nouvelle preuve que l'événement ne se limite pas aux seules voitures de course, mais célèbre aussi toute la culture automobile qui gravite autour du Mans.
Allons plus loin dans la réflexion : si certaines légendes du Mans s'écrivent en compétition, d'autres naissent sur route ouverte. Le samedi matin, un « Supercar Run » réunissait près d'une soixantaine de voitures d'exception pour quelques tours de piste. McLaren P1, Ferrari F40, Porsche Carrera GT et nombreuses autres hypersportives ont alors défilé sur le grand circuit, avec pour seule mission d'émerveiller petits et grands.
Pendant ce temps, dans le village, prototypes modernes et automobiles d'exception se côtoyaient naturellement. Une Bugatti Chiron, deux McLaren F1 GTR ou encore le dernier prototype Aston Martin LMP1 se retrouvaient ainsi réunis, simplement exposés au regard des passionnés. Bien plus qu'un simple événement, Le Mans Classic Legend est une véritable célébration de la culture automobile sous toutes ses formes.
La vente aux enchères Artcurial Motorcars illustrait elle aussi cette vision du patrimoine automobile : diversité, richesse historique et éclectisme. Une Formule 1 Lotus, une Audi Quattro Groupe B, une LMP2 Alpine, une Porsche 906... autant de machines de compétition côtoyant sportives et limousines dans un même espace.
Alors oui, cette première édition de Le Mans Classic Legend n'était pas parfaite. Mais elle a surtout réussi à ouvrir une nouvelle perspective pour le circuit des 24 Heures du Mans.
À l'image du Goodwood Members Meeting, qui s'affranchit des frontières historiques en réunissant toutes les générations de voitures de course sur un même week-end, Le Mans Classic Legend possède peut-être une véritable carte à jouer. Les plateaux NASCAR et GT3 en ont déjà offert un premier aperçu : l'émotion ne vient pas uniquement de la cohérence historique d'une voiture, mais de son intérêt, de son aura et des souvenirs qu'elle fait naître.
J'ai pleinement confiance dans les équipes de Peter Auto pour continuer à faire évoluer le format, attirer davantage de machines et transformer progressivement cette édition Legend en une véritable fête de l'automobile sous toutes ses formes.
Chers lecteurs, il est désormais temps de rentrer avec vos trophées : ce reportage touche à sa fin avec une lettre ouverte. Une réflexion plus qu'un espoir, une question presque provocatrice : et si, pour mieux grandir, Le Mans Classic Legend devait justement apprendre à retirer les 24 heures du Mans de son équation ?
À l'image du Goodwood Members Meeting, qui s'affranchit des frontières historiques en réunissant toutes les générations de voitures de course sur un même week-end, Le Mans Classic Legend possède peut-être une véritable carte à jouer. Les plateaux NASCAR et GT3 en ont déjà offert un premier aperçu : l'émotion ne vient pas uniquement de la cohérence historique d'une voiture, mais de son intérêt, de son aura et des souvenirs qu'elle fait naître.
J'ai pleinement confiance dans les équipes de Peter Auto pour continuer à faire évoluer le format, attirer davantage de machines et transformer progressivement cette édition Legend en une véritable fête de l'automobile sous toutes ses formes.
Chers lecteurs, il est désormais temps de rentrer avec vos trophées : ce reportage touche à sa fin avec une lettre ouverte. Une réflexion plus qu'un espoir, une question presque provocatrice : et si, pour mieux grandir, Le Mans Classic Legend devait justement apprendre à retirer les 24 heures du Mans de son équation ?
Continuez votre lecture avec le reportage sur les plateaux principaux :











































































