Rétromobile 2026 - Le salon
Textes et photos par Valentin Bourgeois.
Rétromobile ouvre l’année 2026 sous un signe particulier.
Depuis cinquante ans, le salon célèbre l’automobile classique, mais cette édition anniversaire avait quelque chose de différent. En franchissant les portes du Parc des Expositions de la Porte de Versailles, on n’entrait pas seulement dans une exposition : on pénétrait dans un lieu de mémoire. Pour la première fois placé sous le Haut Patronage du Ministère de la Culture, Rétromobile dépassait le simple cadre automobile. Plus vaste, plus fréquenté que jamais avec 181 500 visiteurs, il ressemblait moins à un salon qu’à un rendez-vous.
Entre marchands, constructeurs et restaurateurs, ce ne sont pas uniquement des carrosseries qui s’alignaient sous les lumières des halls, mais toute une histoire. Rétromobile n’est peut-être jamais autant lui-même que lorsqu’il regarde en arrière : un endroit où les époques se croisent, où l’industrie rencontre la passion, et où chaque stand raconte un fragment du passé.
Cette année plus que jamais, il ne s’agissait pas simplement de voir des voitures. Il s’agissait de se souvenir pourquoi on les aime. Notre reportage permet de se souvenir à jamais de cette célébration automobile, nous vous souhaitons une excellente lecture !
Depuis cinquante ans, le salon célèbre l’automobile classique, mais cette édition anniversaire avait quelque chose de différent. En franchissant les portes du Parc des Expositions de la Porte de Versailles, on n’entrait pas seulement dans une exposition : on pénétrait dans un lieu de mémoire. Pour la première fois placé sous le Haut Patronage du Ministère de la Culture, Rétromobile dépassait le simple cadre automobile. Plus vaste, plus fréquenté que jamais avec 181 500 visiteurs, il ressemblait moins à un salon qu’à un rendez-vous.
Entre marchands, constructeurs et restaurateurs, ce ne sont pas uniquement des carrosseries qui s’alignaient sous les lumières des halls, mais toute une histoire. Rétromobile n’est peut-être jamais autant lui-même que lorsqu’il regarde en arrière : un endroit où les époques se croisent, où l’industrie rencontre la passion, et où chaque stand raconte un fragment du passé.
Cette année plus que jamais, il ne s’agissait pas simplement de voir des voitures. Il s’agissait de se souvenir pourquoi on les aime. Notre reportage permet de se souvenir à jamais de cette célébration automobile, nous vous souhaitons une excellente lecture !
Commençons par l’exposition la plus marquante de ce Rétromobile anniversaire : les sept BMW Art Cars ayant couru les 24 Heures du Mans. Lorsque l’automobile devient toile, les silhouettes familières des BMW de compétition se parent de couleurs, de formes et de signatures, brouillant la frontière entre garage et musée. On ne les regarde plus comme des machines, mais comme de véritables œuvres, que l’on contourne presque en silence, guidé par une mise en scène évoquant une galerie d’art. Le rêve du directeur du salon, Romain Grabowski, prenait ici forme dans une présentation grandiose, colorée et accompagnée de films d’époque. Ici, l’automobile cesse d’être seulement un patrimoine technique : elle devient culture. De la 3.0 CSL par Alexander Calder, première Art Car du nom engagée par Maître Hervé Poulain, à la M Hybrid Hypercar de 2023, chaque pièce exposée est un témoin de son époque, entre dessin automobile et expression artistique.
Changement d’atmosphère dans le hall supérieur, le 7.3, territoire des marchands. Kidston Motorcars, habitué du salon et de ses scénographies soignées, avait bâti son stand autour d’une pièce maîtresse : la McLaren F1 châssis 007. Autour d’elle, l’univers de James Bond s’invitait naturellement. Les pérégrinations de l’agent britannique composaient un décor presque cinématographique, rassemblant une collection exceptionnelle : l'Aston Martin V8 Vantage aperçue dans Au service secret de Sa Majesté, mais aussi une McLaren F1 GTR, une Aston Martin DB4 GT Zagato ou encore une Ferrari 166 MM.
Le second marchand chez qui l’on s’arrête est Axel Schuette. Une exposition de trois Talbot-Lago T26 Grand Sport uniques en impose. Issues de collections privées, elles célèbrent l’héritage des grands carrossiers : de gauche à droite, Figoni & Falaschi, Saoutchik et Antem. À mes yeux, le meilleur stand du salon sans équivoque ! Autour d’elles, le reste du stand paraît presque secondaire, malgré des noms pourtant mythiques : BMW 507, Mercedes-Benz 300 SL ou Aston Martin DB4 GT Zagato.
Dans l’autre allée, Fiskens déployait un stand gigantesque consacré presque entièrement à la compétition, toutes époques confondues. Ford GT40, Porsche 956, Jaguar Type D, AC Cobra ou encore une Brawn GP de Formule 1 : à chaque pas, une discipline, une décennie, une légende différente. Un condensé d’histoire du sport automobile, comme si toutes les courses du monde s’étaient données rendez-vous sous les verrières de Rétromobile.
Restons de l'autre côté de la Manche avec le stand Girardo & Co, qui présentait la seule Ferrari double vainqueur des 24 heures du Mans : la 275P châssis 0816. Autour d'elle, le big five : de la 288 GTO à la LaFerrari sans oublier d'autres pièces de course ou historiques de la marque au cheval cabré. Si le niveau des voitures présentées était légèrement en retrait face à l'année passée, la clientèle semblait au rendez-vous avec de nombreuses voitures vendues pendant la semaine !
Toujours chez nos voisins anglais, Joe Macari proposait un stand d’une diversité impressionnante, sans jamais sacrifier la qualité. Un nombre incroyable de voitures s’alignait sous les lumières, et l’on pouvait presque se perdre parmi elles… jusqu’aux touches inattendues : un four à pizza et une machine à glaces à l’italienne ajoutaient une note ludique à l’exposition. Parmi ces trésors, la GMSV Le Mans GTR faisait sa première mondiale, discrète à l’ombre d’une McLaren F1 GTR, toujours aussi désirable.
Du côté de l'horloger Richard Mille, on met en avant le partenariat avec la firme de Maranello au travers de 6 pièces de l'histoire de Ferrari en course automobile. Avez-vous déjà vu la 330 P4 #0856 à côté de la 250 LM #5893 victorieuse du Mans 1965 ? Ajoutez une 275 P en cours de restauration chez Ferrari Classiche, une 512 S, la 499 P Hypercar victorieuse du championnat WEC en 2025 et une 312 PB, de quoi rendre fou un tifosi !
Un peu plus loin, à côté du stand Kidston, RM Sotheby's présentait quatre voitures sur un stand raffiné : Ferrari 250 GT SWB Berlinetta #3367 GT, Singer DLS Turbo, McLaren F1 GTR Longtail #27R et la Lotus 98T d'Ayrton Senna, double victorieuse de Grand Prix. Une démonstration de force de la maison de ventes aux enchères numéro 1 au monde !
Continuons dans ce hall si grand avec, dans un coin du salon, un stand de qualité commun à Lukas Huni, Niki Hasler et P&A Wood. Comme à son habitude, le stand aux moquettes sombres regorge de merveilles : Mercedes-Benz 300 SL unique peinte en "Niarchos Blue", Ferrari 365 GTB/4 Daytona Viola Dino Metallizzato, sans oublier une belle 250 GT LWB Tour de France ou encore une 275 GTB dans son jus. Mention spéciale pour la Ferrari 333 SP vainqueur des 24 heures de Daytona et des 12 heures de Sebring !
Plongeons maintenant dans le cœur des halls 7.3 et 7.2, là où les plus petits marchands rivalisent d’ingéniosité et de passion. Chaque allée réserve son lot de surprises, et l’on ne sait plus où poser les yeux : des raretés de toutes époques, des carrosseries étincelantes, des détails que l’on croirait sortis d’un rêve. Dans cet enchevêtrement de stands, chaque pas dévoile une nouvelle merveille. Soixante-dix photos pour essayer de capter l’énergie, la diversité et la richesse incroyable de ce microcosme automobile : GT, sportives, classiques restaurées ou prêtes à prendre la piste, chaque modèle raconte sa propre histoire. Ici, la taille du stand importe peu : la passion est immense, et l’on se surprend à perdre la notion du temps, simplement à admirer, à photographier, à rêver.
Continuons notre visite avec une exposition dédiée au rallye située dans le hall 7.2, où l'on y trouvait de nombreuses pièces légendaires de cette discipline que l'on apprécie tant. De l'Alpine A110 à l'Audi Quattro, en passant par la Stratos ou la Delta... L'Histoire du rallye avec un grand H !
Autre exposition, autoproclamée monumentale, le dernier survivant des autorails Bugatti et ses 4 moteurs de Type 41 Royale avait été dépêché de la cité du train. L'occasion d'apprécier son intérieur art-déco, accompagné de quelques pièces rares de la collection Schlumpf : Tank Bugatti, deux Type 101 et même la Formule 1 Type 251 !
Du côté des constructeurs, le plateau était particulièrement fourni cette année et on s'y méprenait, dès les premiers pas dans le hall 7.2, à s'y croire au Mondial de l'automobile. Mazda présentait la 787B entourée de modèles mythiques donc la belle Cosmos, tandis que Honda fêtait l'anniversaire de la Prelude à l'occasion du lancement du nouveau modèle.
Chez Mercedes-Benz Classic, bien qu'on soit séparé des autres dans le hall 7.1, l'héritage était le sujet principal avec une belle exposition autour de la saga SL. Deux superbes pièces sous forme d'une 300 SLR Roadster et d'une 300 SL Roadster sortie de grange ont attiré de nombreux regards, parmi d'autres plus conventionnelles descendantes de la lignée SL.
Chez Porsche, les 75 ans du département Motorsport étaient l'occasion parfaite de ramener la 919 Hybrid vainqueur du Mans 2016, accompagnée du Cayenne Transsyberia vainqueur de l'épreuve en 2008 et d'une 924 GTR. Du côté des "modernes", la dernière 911 Turbo S Cabriolet et sa motorisation hybride trônait fièrement tandis que le Cayenne electric était un peu plus caché, au fond du stand.
Non loin, chez Skoda, ce sont les 125 ans d'un département Motorsport qui étaient mis à l'honneur avec une superbe sélection de modèles historiques. On se rend compte que la marque met un point d'honneur à célébrer son passé, riche en rallye notamment, mais aussi en course de côte et en compétition ! Mention spéciale à la Fabia WRC découpée pour nous laisser apprécier ses entrailles...
50 ans de GTi chez Volkswagen avec l'ensemble des générations de Golf portant ce patronyme si légendaire, et l'ID.Polo GTi, descendante trônant fièrement au milieu !
Chez Peugeot, le même patronyme était aussi célébré avec l'arrivée de la e-208 GTI. De beaux modèles de 205 étaient exposés, de la simple 1.6 à la Turbo 16 et même une Dimma !
Contrairement au Mondial, une grande partie des marques européennes du groupe Stellantis étaient présentes : Citroën regardait son historique de concept cars, DS Automobiles montrait ses voitures présidentielles, Alfa Romeo avait ramené des petites barquettes de la collection FCA Heritage et Opel se servait des Manta et Ascona pour montrer ses nouvelles Astra et Mokka GSE !
Passons au Cliorama de Renault et ses conservations exceptionnelles de modèles iconiques : une Williams neuve, une Baccara magnifique et même quelques Maxi de Ragnotti, il y en avait pour tout le monde !
Cette année, la vente aux enchères du salon n'était plus tenue par Artcurial Motorcars : la maison de vente Gooding Christie's a pris le relais pour organiser cette dernière. Le nombre de voitures proposées est toujours aussi important, les plus belles pièces nombreuses mais on déplore le manque d'automobilia si appréciable chez Artcurial. Voici une galerie des lots les plus marquants !
Allez, terminons la visite par Time on Show, le salon dans le salon qui permet d'apprécier les plus belles pièces d'horlogerie ancienne et moderne. Une petite vitrine à 2 millions d'euros par ci, des Rolex Daytona toutes les plus rares par là, de quoi rendre fou un amateur de montres exotiques...
Il est désormais temps de clôturer ce premier reportage de la semaine de l'automobile classique parisienne, avant de retrouver les ventes aux enchères et quelques événements en marge du salon dans d'autres galeries photos. Le haut patronage du Ministère de la culture français a permis à Rétromobile de s'émanciper davantage, nous proposant un spectacle des plus exceptionnels, tout en célébrant ses 50 ans. Ce salon qui fait la part belle aux anciennes est désormais, lui aussi, historique ! Pas moins de 3 visites me seront nécessaires pour réaliser ce reportage, entre prise de photos, recherches d'informations et tout simplement appréciation du moment. Premier événement de l'année, le salon est plus que jamais le rendez-vous automobile à ne pas manquer !


































































































































